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À LIRE | FEMMES ET DROGUES - TRAJECTOIRES D'USAGÈRES-REVENDEUSES INSÉRÉES SOCIALEMENT À BORDEAUX ET MONTRÉAL





RÉSUMÉ : « Cet ouvrage est une étude des femmes consommatrices et revendeuses de stupéfiants, établie à partir de 108 entretiens avec des usagères-revendeuses et des usagers-revendeurs, des professionnels socio sanitaires, des policiers ainsi que des acteurs et des experts des politiques liées aux drogues. Les deux terrains d’étude étaient les villes de Bordeaux et Montréal. L'auteure examine la façon dont les femmes insérées déjouent le profilage policier et se font invisibles.


Tout en décrivant cette population cachée de femmes, insérées, qui consomment et revendent des drogues, ce livre aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter et éviter les prises de risques, et gèrent leurs usages sans l’aide des structures d’accueil et de prise en soin des addictions.»


Cet ouvrage fait suite à une thèse présentée et soutenue par Sarah Perrin en octobre 2022.



EN SAVOIR PLUS SUR L'AUTEURE


Sarah Perrin enseigne et fait de la recherche en sociologie et en santé publique. Ses thématiques d'intérêt sont les usages et ventes de substances psychoactives licites et illicites, ainsi que les questions de genre et d'intersectionnalité (terme employé notamment en sociologie et qui désigne la situation de personnes subissant simultanément plusieurs formes de stratification, domination ou de discrimination dans une société.


Elle a été coordinatrice scientifique et technique du dispositif TREND-SINTES Nouvelle-Aquitaine, rattaché à l’Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies.

 

Depuis quelques mois, elle occupe un nouveau poste en tant que coordinatrice nationale en recherche et formation pour le fond de dotation Savoir Plus Risquer Moins.



LES FAITS ET CONSTATS MARQUANTS


  • 92 % des personnes interpellées pour des infractions à la législation concernant des stupéfiants sont de hommes

  • Les consommations et les ventes de drogue féminines sont moins visibles et plus discrètes que les ventes masculines car elles sont moins réalisées sur l’espace public

  • Les structures d’aide, médico-sociales, accueillant des consommateurs de substances psychoactives en France comme au Canada prennent en charge une majorité d’hommes en situation de grande marginalité

  • Les recherches scientifiques se sont essentiellement focalisées sur des usagers et vendeurs de drogues masculins et précaires.

  • Depuis l’arrivée des femmes anthropologues et sociologues, le sujet des femmes (usage et vente de drogues) a été de plus en plus étudié.

  • Les cibles des investigations policières après les années 80, concernant la consommation (injecteurs d’opiacés, marginalisés…) et le deal (essentiellement dans l’espace public, de rue, de banlieue…) qui étaient souvent des réseaux essentiellement masculins, précarisés, non insérés socialement…


POURQUOI LIRE CE LIVRE ?


Il va s’agir dans ce livre de démontrer la triple invisibilité des femmes insérées socialement, usagères et revendeuses de drogues :

  • Du fait de leur genre,

  • Du fait de leurs pratiques illicites,

  • Du fait de leur insertion sociale


Effectivement, malgré la féminisation des consommations de drogues en cours depuis les années 1990 et malgré le fait que la plupart d’entre-elles possèdent un travail ou étudient et aient un logement fixe, ces femmes insérées dans la société sont comme invisibles dans les mondes de la drogue.

 

L’objectif est de comprendre l’influence du genre et de l’insertion sociale sur les trajectoires de ces femmes d’usagères-revendeuses, entre 20 et 35 ans, la comparaison franco-québécoise permettant de proposer des hypothèses non biaisées localement, d’observer ces trajectoires et ainsi de pouvoir mettre en place une politique publique et de prévention, de réduction des risques adaptée spécifiquement à leurs besoins tout en s’éloignant des clichés et représentations.



Se procurer le livre : Éditions Le bord de l'eau ; Fnac ; Mollat ;



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Sources :


Article rédigé 15 février 2024 par Marjorie Dardillac, infirmière tabacologue, formatrice et chargée de projets tabac.



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