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LES ACTUS DES DSP | Mieux connaître les associations d’entraide en alcoologie : repères et retours de terrain

  • coreadd
  • il y a 6 jours
  • 4 min de lecture

Chaque année, le mois de janvier est marqué par le « Mois sans Alcool » :

 « 31 jours pour se sentir mieux, retrouver de l’énergie, faire du bien à sa santé et réfléchir à sa relation à l’alcool, sans pression ni jugement. » (dryjanuary.fr)


Pour certains, les réflexions amorcées pendant ce mois se prolongent au-delà de janvier et peuvent conduire à une consultation auprès d’un professionnel de santé. Les semaines suivantes constituent alors une période propice pour oser aborder sa consommation.


Dans ce contexte, les professionnels de santé de soins premiers occupent une place centrale dans le repérage, l’écoute, l’accompagnement et l’orientation des patients vers des ressources adaptées.


Les associations d’entraide : un appui complémentaire

En complément du suivi médical, les associations d’entraide proposent un soutien fondé sur le partage d’expériences entre pairs. Elles offrent des réunions gratuites, anonymes et ouvertes à toute personne souhaitant arrêter de consommer de l’alcool, et peuvent également soutenir l’entourage.


Il n’existe pas de modèle unique : chaque association développe ses propres approches, permettant à chacun de trouver un cadre qui lui correspond. Pour mieux comprendre leur fonctionnement et les types de soutien proposés, il est utile de connaitre leurs principes communs ainsi que leurs spécificités.


Certaines associations s’organisent principalement autour de groupes de parole, d’autres développent également des actions « hors les murs » (Endraid’Addict), allant à la rencontre des personnes concernées au sein de structures de soins, d’établissements pénitentiaires ou d’autres lieux de vie (Alcooliques Anonymes). Certaines accueillent exclusivement des personnes alcoolodépendantes (AA), d’autres se consacrent à l’entourage (Al-Anon), tandis que certaines proposent des espaces communs réunissant personnes concernées et proches (Vie Libre). Il existe également des groupes spécifiquement destinés aux adolescents (Alateen), des espaces réservés aux femmes (Vie Libre), ainsi que des associations qui proposent en complément des temps d’échange, des activités collectives ou des sorties favorisant le lien social (Vie Libre et Endraid’Addict). 

Cette diversité d’approches permet une orientation plus fine, adaptée aux besoins, à la situation et au parcours de chaque personne.


Retours de terrain

Dans le cadre de mon travail de Déléguée Santé Prévention, j’ai pu assister à plusieurs réunions d’entraide.

 

Cette immersion m’a permis de mieux comprendre la place que peuvent occuper ces espaces dans le parcours de rétablissement. J’y ai observé des espaces de paroles respectueux, une écoute attentive, beaucoup de bienveillance et une forte solidarité.

 

Les participants partagent leur parcours dans un cadre où chacun est à égalité, quel que soit son ancienneté ou son milieu social. Les raisons évoquées pour participer aux réunions sont récurrentes : sortir de l’isolement, se sentir compris, parler sans crainte du jugement et trouver un soutien dans la durée.


Pour l’entourage, ces espaces permettent de mieux comprendre la maladie et la souffrance du proche.

 

Orienter, c’est ouvrir des possibles

Des réunions dites ouvertes sont accessibles, à toute personne souhaitant mieux comprendre la maladie alcoolique ou le fonctionnement de ces groupes, y compris les professionnels de santé et les proches, généralement 1fois par mois.


Les réunions réservées ou privées s’adressent exclusivement aux personnes concernées par une dépendance à l’alcool et/ou à l’entourage. L’accès se fait librement, sans inscription préalable, sans rendez-vous, sans engagement et dans le respect de l’anonymat.

Il est toutefois recommandé de contacter l’association afin de connaître les lieux, jours et horaire des réunions qui peuvent varier selon les territoires.


Cette simplicité d’accès facilite l’orientation rapide des patients et de leur entourage.

Orienter un patient ou son entourage vers une association d’entraide, c’est lui offrir un soutien complémentaire au suivi médical. 


Le mois de février peut ainsi devenir un temps privilégié pour repérer et consolider les questionnements amorcés lors du Mois sans alcool et faire connaître l’ensemble des ressources existantes.


Ressources utiles

Sur le territoire des Deux-Sèvres (79), de la Charente-Maritime (17) et de la Vienne (86), plusieurs associations d’entraide en alcoologie proposent des groupes de parole à destination des personnes concernées et de leur entourage.


Tel : 09 69 39 40 20

Présents dans la Vienne, La Charente Maritime et les Deux-Sèvres


Groupes de paroles ouverts aux personnes dépendantes et à leur entourage   

Deux-Sèvres - Tel : 05 49 79 38 95 - entraidacddict79gmail.com   

Charente-Maritime - Tel : 06 81 22 27 41 - 07 86 73 75 86


Vienne

Tel : 05 49 47 04 76


  • Vie Libre

Plusieurs groupes de parole dans la Vienne notamment réservés aux femmes (sorties organisées)

Tel : 06 36 16 56 43


  • Alcool assistance la Croix d’or

Un groupe de parole dans la Vienne

Tel : 05 49 22 30 69


Plusieurs groupes de parole en Charente-Maritime, dans la Vienne et dans les Deux-Sèvres 


  • C.A.M.E.R.U.P

Coordination des associations et mouvements d’entraide reconnus d’utilité publique.


Tel : 0980 980 930


Pour en savoir plus, identifier l’association la plus proche ou la plus adaptée à votre patient, vous pouvez me contacter.


Je tiens à remercier les associations qui m’ont ouvert leurs portes et accordé leur confiance.





Article rédigé par Yvelle Ullindah-Ricard

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