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QU’EST-CE QU’UN CSAPA ?


Les Centres de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) ont été créés par la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale et leurs missions fixées par les Décrets du 14 mai 2007 puis du 24 janvier 2008.

Les Centres de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) ont été créés par la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale et leurs missions fixées par les Décrets du 14 mai 2007 puis du 24 janvier 2008. Ils remplaçaient alors les Centres Spécialisés de Soins aux Toxicomanes (CSST) et les Centres de Cure Ambulatoire en Alcoologie (CCAA), les rassemblant sous un statut juridique commun.


À QUI S’ADRESSENT-T’ILS ?


Les CSAPA s’adressent aux personnes en difficulté avec leur consommation de substances psychoactives quelles qu’elles soient (licites ou illicites, y compris alcool, tabac et médicaments détournés de leur usage) ou avec des comportements potentiellement addictifs (addictions sans substance ou comportementales : jeux vidéo, jeux de hasard et d’argent, sexe, etc.), ainsi qu’aux entourages et familles de ces personnes. Il existe 2 types de CSAPA : “ambulatoire” et “avec hébergement” (les usagers sont alors hébergés sur des durées pouvant aller jusqu’à 6 mois renouvelables).


Qu’ils soient portés par des associations ou par des hôpitaux, les CSAPA ambulatoires accueillent les personnes de façon gratuite (et anonyme si cela est souhaité) selon des protocoles d’accueil pouvant différer selon les structures. Certains proposent des Consultations Jeunes Consommateurs (CJC) qui accueillent des jeunes usagers dès l’âge de 12 ans. Un livret d’accueil détaillant les modalités d’accompagnement du CSAPA est mis à disposition des usagers, leur entourage ainsi que des professionnels.


Le contact et la prise de rendez-vous se font directement par le patient, sans obligation d’une indication médicale préalable.


LES PRINCIPALES MISSIONS DES CSAPA SONT :

  • L’accueil des usagers, pouvant se dérouler par téléphone ou sur place. Au-delà du premier accueil et de la première prise de contact, la fonction d’accueil en CSAPA est primordiale et a notamment pour objectif d’établir « un cadre contenant, chaleureux et rassurant : un sourire, des repères clairement verbalisés quant au règlement de fonctionnement » (Hayez, 1999)


  • L’information donnée aux usagers et à leurs familles, validée par la communauté scientifique, sous forme d’informations orales ou de brochures distribuées, ainsi que le partage d’informations entre professionnels, avec l’accord et dans l’intérêt du patient.


  • L’évaluation médicale, psychologique et sociale réalisée par un ou plusieurs membres de l’équipe du CSAPA, en un ou plusieurs rendez-vous, suite à laquelle un projet personnalisé pourra être proposé. La prise en compte des pathologies somatiques (dépistage VIH, VHB, VHC, surveillance de la fibrose hépatique, etc) ou psychiatriques associées (pathologies duelles) est particulièrement importante lors de cette évaluation. Cette évaluation clinique pourra être complétée à l’aide d’outils standardisés tels que l’Addiction Severity Index (ASI) et autres questionnaires.


  • L’orientation de l’usager et/ou de son entourage, selon leurs besoins, vers des structures plus proches géographiquement, ou plus adaptées à des situations particulières (relais auprès du médecin ou psychiatre traitant, etc)


  • La prise en charge et l’accompagnement global de la personne est mis en œuvre au sein du CSAPA ou de ses antennes, dans le cadre de partenariats avec d’autres structures ou dispositifs pouvant être intégrées dans le parcours de l’usager (premier recours, hôpitaux, cliniques généralistes et psychiatriques, CSAPA avec hébergement, Soins de Suite et de Réadaptations, Post cures, communautés thérapeutiques etc.). Aux soins médicaux et psychiatriques vont également s’ajouter des accompagnements psychothérapeutiques divers adaptés aux problématiques rencontrées par les patients (thérapie de soutien, psychodynamique, cognitive et comportementale, EMDR, familiale et systémique, etc) et l’accompagnement socio éducatif, visant à permettre et conforter les conditions du soin, dans l’objectif de conquérir ou reconquérir son autonomie (aide à la mise en place ou au maintien des droits sociaux, accompagnement vers la réinsertion sociale, professionnelle, etc.). L’accompagnement est régulièrement ré évalué et réadapté en fonction des objectifs ou projets de la personne (réduction des consommations, maintien de l’abstinence, …)


  • La réduction des risques fait partie intégrante de l’accompagnement global de l’usager en CSAPA en articulation avec les soins proposés, toujours en adéquation avec les besoins de l’usager et son évolution dans le dispositif. Historiquement associée à l’usage de substances illicites et particulièrement opiacés et cocaïne et aux programmes d’échanges de seringues (lancement à titre expérimental de la vente de seringues en pharmacie par Mme Barzach, Ministre de la Santé,en 1987 en France), la réduction des risques vise aujourd’hui à fournir aux usagers une approche globale de leur santé en prenant en compte les différentes conséquences liées à l’usage de substances psychoactives ou de comportements sources de gratification, que ces conséquences soient associées aux substances/comportements, aux personnes ou à leur environnement et aux circonstances liées aux usages.


Il existe par ailleurs des Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des Risques auprès des Usagers de Drogues (CAARUD), lesquels peuvent être intégrés aux CSAPA (même gestionnaire, même lieu ou lieux séparés) ou uniquement CAARUD et sont également constitués d’une équipe pluridisciplinaire.


Ces grandes missions sont mises en œuvre par des équipes pluridisciplinaires spécialisées en addictologie comprenant médecins généralistes, psychiatres, infirmiers, travailleurs sociaux (éducateurs spécialisés, moniteurs éducateurs, assistants sociaux, etc.), psychologues, thérapeutes familiaux, secrétaires, médiateurs de santé pair etc… Selon les CSAPA, d’autres intervenants peuvent être impliqués, tels que art-thérapeutes, sophrologues, sage-femmes, gynécologues, etc.


LES CSAPA, C’EST AUSSI …


À ces missions socles s’ajoutent d’autres activités réalisées par les CSAPA telles que des interventions en maison d’arrêt ou centre pénitentiaire, des actions « d’aller vers » les populations vulnérables ou plus éloignées des soins, la gestion d’appartements de coordination thérapeutique, des microstructures (intervention régulière de professionnels de CSAPA au sein d’un cabinet de médecine générale), des actions de réduction des risques en milieu festif, des actions de prévention en milieu scolaire ou auprès de publics spécifiques, etc.


Les CSAPA constituent enfin des lieux de référence pour les professionnels non spécialisés auxquels ils seront à même d’apporter conseils et informations spécialisées concernant des situations complexes rencontrées dans leur pratique.





Comment retrouver les CSAPA les plus proches de chez vous ?

Nouvelle Aquitaine. : www.addictoclic.com


CIRCULAIRE N°DGS/MC2/2008/79 du 28 février 2008 relative à la mise en place des centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie et à la mise en place des schémas régionaux médico-sociaux d'addictologie





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