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ALCOOL, TABAC, QUELLE IMPORTANCE DE L’ACTIVITE PHYSIQUE DANS LA GESTION DU CRAVING?

  • il y a 16 heures
  • 3 min de lecture

Il convient avant de commencer, de replacer la définition de l’activité physique et du craving afin de préciser de quoi nous allons parler.


L’activité physique est définie par l’Organisation Mondiale de la Santé comme « tout mouvement corporel produit par contraction des muscles squelettiques entraînant une augmentation de la dépense énergétique par rapport à la dépense énergétique de repos ».

Le « craving » désigne lui « une envie intense et irrépressible de consommer une substance ».


Si l’état actuel de la littérature scientifique ne permet pas de statuer sur un bénéfice quelconque de la pratique d’une activité physique régulière en prévention primaire sur le risque de développer un trouble de l’usage de drogues, cette dernière montre à contrario, des aspects bénéfiques dans la réduction des symptômes de sevrage.


Prenons l’exemple de l’alcool, une étude de 2021 (Hallgren, 2021) a démontré que grâce à un programme spécifique, que l’activité physique permettrait de réduire significativement le craving. Dans cette étude, chez la plupart des adultes souffrant de trouble de l’usage d’alcool, de courtes périodes d’exercices aérobie ont pu réduire les envies de consommation.  Les personnes ayant initialement des craving plus forts et des conditions cardiorespiratoires plus faibles, semblent être les premiers bénéficiaires de cette baisse d’intensité. Une amélioration de l’état de santé psychologique (notamment une diminution de l’anxiété) a également pu être mise en avant dans une étude similaire.


En ce qui concerne le tabac, la matière scientifique disponible aujourd’hui ne permet pas de conclure sur l’éventuelle pratique de l’activité physique comme amélioration du taux de sevrage tabagique ou non (rares études positives, exemple : étude Marcus 1999). Sa plus-value réside là aussi sur son impact direct sur le craving. Certaines études (Schöttle, 2024) ou Méta-analyses (Zhou, 2023) montrent qu’une activité physique même brève (5 à 10 minutes) engendre une réduction significative de l’intensité du craving. Qui plus est, l’effet serait indépendant du genre, de l’IMC et également du profil du patient (sédentaire ou réalisant une activité physique régulière).


La Méta-analyse de Zhou souligne de façon assez parlante l’efficacité de 5 minutes d’activité physique aigue, qui équivaudrait à la prise d’une forme orale de Traitement de Substitution à la Nicotine.


Il n’y a pas de petits bénéfices, et même une activité physique de faible intensité (exercice isométrique anaérobie simple) a son impact et son importance sur tout ce que nous venons de voir par rapport à une absence totale d’activité physique. Cette dernière augmente également le délai avant une nouvelle cigarette.


Pour conclure nous n’aurons qu’un mot, bougeons !


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